La chute de cheveux saisonnière est un phénomène naturel qui touche de nombreuses personnes, notamment à l'automne et au printemps. Elle peut être source d'inquiétude, mais elle est généralement temporaire et bénigne. Dans cet article, nous vous expliquons tout ce que vous devez savoir sur la chute de cheveux saisonnière : ses causes, ses mécanismes, et les solutions pour y remédier efficacement.
Qu'est-ce que la chute de cheveux saisonnière ?
La chute de cheveux saisonnière, également appelée effluvium télogène saisonnier, est une augmentation temporaire de la chute de cheveux qui survient généralement deux fois par an : à l'automne (septembre-novembre) et, dans une moindre mesure, au printemps (mars-mai). Elle est considérée comme normale lorsqu'elle ne dépasse pas 100 à 150 cheveux par jour (contre 50 à 100 cheveux en temps normal).
Les mécanismes du cycle capillaire
Pour comprendre la chute de cheveux saisonnière, il faut d'abord comprendre le cycle de vie d'un cheveu. Chaque cheveu passe par trois phases :
- La phase anagène (croissance) : c'est la phase active de croissance du cheveu, qui dure de 2 à 6 ans. C'est pendant cette phase que le cheveu pousse d'environ 1 cm par mois.
- La phase catagène (transition) : c'est une courte phase de transition qui dure 2 à 3 semaines. Le bulbe pileux se rétrécit et le cheveu cesse de pousser.
- La phase télogène (repos) : c'est la phase de repos, qui dure 2 à 4 mois. À la fin de cette phase, le cheveu tombe et un nouveau cheveu commence à pousser.
Normalement, environ 85 à 90% des cheveux sont en phase anagène, 1 à 2% en phase catagène, et 10 à 15% en phase télogène. La chute de cheveux saisonnière survient lorsqu'un plus grand nombre de cheveux que d'habitude entrent simultanément en phase télogène, entraînant une chute plus importante quelques semaines plus tard.
Quelles sont les causes de la chute de cheveux saisonnière ?
Les causes exactes de la chute de cheveux saisonnière ne sont pas entièrement comprises, mais plusieurs facteurs semblent jouer un rôle :
Les variations de luminosité
La lumière joue un rôle important dans la régulation du cycle capillaire. En été, l'exposition accrue à la lumière solaire favorise la phase anagène (croissance). En automne, la diminution de l'ensoleillement entraîne un passage en phase télogène (repos) d'un plus grand nombre de follicules pileux. Ces cheveux tombent ensuite 2 à 3 mois plus tard, ce qui explique pourquoi la chute est maximale en septembre-novembre.
Les variations hormonales
Les changements saisonniers affectent également les niveaux hormonaux, notamment la mélatonine (l'hormone du sommeil, dont la sécrétion augmente en automne avec la diminution de la luminosité) et la testostérone. Ces variations hormonales peuvent influencer le cycle capillaire et favoriser la chute saisonnière.
Le stress post-estival
Le retour de vacances et la reprise du travail peuvent s'accompagner d'un stress accru, qui est un facteur connu de chute de cheveux (effluvium télogène). Ce stress post-estival peut donc aggraver la chute de cheveux saisonnière d'automne.
Les carences nutritionnelles
Une alimentation déséquilibrée pendant les vacances d'été peut entraîner des carences en nutriments essentiels à la santé capillaire (fer, zinc, vitamines du groupe B, protéines). Ces carences peuvent fragiliser les cheveux et aggraver la chute saisonnière.
Comment distinguer une chute de cheveux saisonnière d'une chute pathologique ?
La chute de cheveux saisonnière se distingue d'une chute pathologique par plusieurs caractéristiques :
- La durée : la chute saisonnière est temporaire et ne dure généralement pas plus de 6 à 8 semaines. Si la chute persiste au-delà de cette période, il est conseillé de consulter un médecin.
- L'aspect des cheveux tombés : dans la chute saisonnière, les cheveux tombés ont généralement un bulbe blanc visible à leur extrémité (signe qu'ils sont en phase télogène). Si les cheveux tombés n'ont pas de bulbe, cela peut indiquer une chute d'origine mécanique (traction, friction).
- La localisation : la chute saisonnière affecte l'ensemble du cuir chevelu de manière diffuse. Si vous constatez une perte localisée (plaques sans cheveux, recul de la ligne frontale), consultez un médecin car cela peut indiquer une alopécie areata, une alopécie androgénétique ou d'autres affections.
- La quantité : une chute de 100 à 150 cheveux par jour est normale pendant la période saisonnière. Si vous perdez plus de 200 cheveux par jour de façon persistante, consultez un médecin.
Si vous avez des doutes sur la nature de votre chute de cheveux, n'hésitez pas à consulter un dermatologue ou un médecin généraliste. Un bilan sanguin peut être réalisé pour rechercher d'éventuelles carences (fer, zinc, vitamine D, hormones thyroïdiennes, etc.).
Les solutions pour limiter la chute de cheveux saisonnière
1. Une alimentation adaptée
Pour limiter la chute de cheveux saisonnière, il est important de veiller à apporter à votre organisme tous les nutriments essentiels à la santé capillaire :
- Les protéines : consommez des protéines de qualité à chaque repas (viandes, poissons, légumineuses, œufs, produits laitiers). Les cheveux sont principalement composés de kératine, une protéine, et un apport insuffisant en protéines peut fragiliser la fibre capillaire.
- Le fer : les femmes sont particulièrement exposées aux carences en fer, qui peuvent provoquer ou aggraver la chute de cheveux. Pour augmenter votre apport en fer, consommez des viandes rouges, des légumineuses (lentilles, pois chiches), des graines de citrouille et des légumes à feuilles vertes. Pour optimiser l'absorption du fer non héminique (d'origine végétale), associez ces aliments à une source de vitamine C.
- Le zinc : ce minéral est essentiel à la synthèse de la kératine et à la régulation de la production de sébum. On le trouve dans les huîtres, les viandes, les graines de courge et les légumineuses.
- Les vitamines du groupe B : la biotine (B8), la niacine (B3) et la vitamine B5 jouent un rôle clé dans la santé des cheveux. On les trouve dans les céréales complètes, les légumineuses, les fruits oléagineux et les produits d'origine animale.
- Les oméga-3 : ces acides gras polyinsaturés nourrissent le cuir chevelu et contribuent à l'éclat et à la brillance des cheveux. On les trouve dans les poissons gras, les graines de lin et les noix.
2. Des soins capillaires adaptés
En période de chute saisonnière, il est important de prendre soin de votre cuir chevelu et de vos cheveux :
- Utilisez des shampoings doux et stimulants : optez pour des shampoings formulés pour les cheveux fragilisés ou en chute, contenant des actifs stimulants comme la quinine, le kétoconazole ou les peptides de soie.
- Massez régulièrement votre cuir chevelu : le massage du cuir chevelu stimule la microcirculation sanguine au niveau des follicules pileux, favorisant ainsi l'apport en nutriments et en oxygène aux racines. Vous pouvez masser votre cuir chevelu avec les doigts ou avec un outil de massage spécifique.
- Évitez les coiffures trop serrées : les coiffures qui exercent une traction sur les cheveux (chignons très serrés, tresses trop tirées) peuvent aggraver la chute de cheveux en fragilisant les racines.
- Limitez l'utilisation d'outils chauffants : la chaleur fragilise la fibre capillaire. Si vous ne pouvez pas vous en passer, utilisez toujours un spray thermoprotecteur.
3. La gestion du stress
Le stress est un facteur aggravant de la chute de cheveux. Pour limiter son impact :
- Pratiquez des activités relaxantes : yoga, méditation, sophrologie, tai-chi...
- Faites de l'exercice physique régulièrement : l'activité physique est un excellent régulateur du stress.
- Dormez suffisamment : un sommeil de qualité est indispensable pour permettre à l'organisme de se régénérer.
4. Les compléments alimentaires pour les cheveux
En complément d'une alimentation équilibrée, les compléments alimentaires peuvent apporter un soutien précieux à votre chevelure pendant la période de chute saisonnière.
La Cure Cheveux Epycure est spécialement formulée pour répondre aux besoins de votre chevelure. Elle contient :
- Biotine (vitamine B8) : contribue au maintien de cheveux normaux. C'est l'une des vitamines les plus connues pour son action sur les cheveux.
- Zinc : contribue au maintien de cheveux normaux et à la protection des cellules contre le stress oxydatif.
- Sélénium : contribue au maintien de cheveux normaux.
- Vitamines B5, B6, B12 : participent à un métabolisme énergétique normal, essentiel pour la croissance et le renouvellement cellulaire.
- Kératine et Bambou : pour renforcer la structure du cheveu.
Prise en cure sur plusieurs semaines, la formule Epycure contribue à réduire la chute de cheveux, à améliorer leur résistance et à booster leur éclat. Les résultats sont généralement visibles au bout de 2 à 3 mois de prise régulière.
5. Les traitements topiques anti-chute
En plus des soins internes, des traitements topiques (appliqués directement sur le cuir chevelu) peuvent aider à stimuler la croissance des cheveux et à limiter la chute :
- Le minoxidil : c'est le seul traitement topique validé scientifiquement pour la chute de cheveux. Il existe en concentration de 2% (pour les femmes) et 5% (pour les hommes). Il est disponible sans ordonnance en pharmacie. Son efficacité a été démontrée principalement pour l'alopécie androgénétique, mais certaines personnes l'utilisent aussi pour la chute diffuse.
- Les sérums anti-chute : plusieurs marques proposent des sérums contenant des actifs stimulants comme l'adénosine, la caféine, les peptides de soie ou l'huile de ricin. Leur efficacité est variable et moins bien documentée que celle du minoxidil.
- La PRP (Platelet Rich Plasma) : cette technique médicale consiste à injecter dans le cuir chevelu un concentré de plaquettes issus du propre sang du patient. Les plaquettes contiennent des facteurs de croissance qui stimulent les follicules pileux. Cette technique est réalisée par des médecins spécialisés.
Quand consulter un médecin ?
Si votre chute de cheveux dure plus de 3 mois, est très importante (plus de 200 cheveux par jour), est localisée (plaques), ou s'accompagne d'autres symptômes (fatigue intense, prise ou perte de poids, perturbations hormonales), consultez un médecin. Un bilan sanguin permettra de rechercher des causes organiques à la chute (carence en fer, en zinc, en vitamine D, hypothyroïdie, etc.).
Il est également important de consulter si la chute de cheveux a un impact important sur votre qualité de vie ou votre moral, car elle peut être associée à une détresse psychologique qui mérite d'être prise en charge.
Conclusion
La chute de cheveux saisonnière est un phénomène naturel et temporaire qui touche de nombreuses personnes. En comprenant ses mécanismes et en adoptant les bons réflexes (alimentation adaptée, soins capillaires, gestion du stress, compléments alimentaires), vous pouvez limiter son impact et traverser cette période avec une chevelure en bonne santé. Si vous avez des doutes sur la nature de votre chute de cheveux, n'hésitez pas à consulter un professionnel de santé.